Présentation de la liste Alsace Démocrate

Posté par auplaisirdesyeux le 6 février 2010

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Elections régionales : nos 12 priorités pour l’Alsace

Posté par auplaisirdesyeux le 4 février 2010

Pour l’avenir de nos emplois, bâtissons une économie locale, moderne et durable

1. Créons une banque publique régionale d’investissement du développement durable

Cette banque dont la région sera actionnaire servira à financer les actions d’économie d’énergie menées par les alsaciens, à soutenir les entrepreneurs qui prennent des risques pour le futur, à accorder des prêts aux entreprises en difficulté mais qui sont viables.

2.    Développons les emplois non délocalisables

Concentrons les subventions de la région sur les réussites tangibles des PME PMI innovantes. Renforçons les réseaux dans nos pôles de compétitivité (véhicule du futur, innovations médicales, fibre, etc.) et dans la filière bois. Accompagnons mieux et plus de jeunes vers la reprise d’entreprises et les métiers de l’artisanat typique à l’Alsace. Ayons le courage de créer des produits touristiques modernes pour attirer davantage de visiteurs en Alsace.

3.    Généralisons le bilinguisme et la coopération transfrontalière

Les jeunes alsaciens doivent pouvoir être embauchés dans les entreprises badoises et suisses : il faut réorienter les formations payées par la Région vers ces emplois, il faut assurer la continuité de l’enseignement bilingue français-hochdeutsch sur tout le cursus scolaire. A l’heure européenne, le Rhin supérieur est un espace cohérent qui doit permettre aux entreprises de part et d’autres du Rhin de travailler en réseau.

4.    Favorisons les circuits courts dans les filières agricoles et alimentaires

Sensibilisons mieux les alsaciens à la richesse de nos productions locales (fruits, légumes, produits laitiers, viandes) en créant un site internet dédié, en soutenant la diversification agricole, en développant la vente directe aux particuliers, notamment par la multiplication de marchés couverts. Pérennisons le commerce de proximité et de taille humaine.

5. Le bâtiment vit une révolution : créons une vraie filière de l’éco-construction

De nouvelles techniques, de nouveaux matériaux doivent être utilisés pour améliorer l’efficacité énergétique de nos logements : soutenons la recherche avec un institut universitaire dédié, soutenons les industries qui produiront localement ces matériaux plus écologiques, aidons tous les acteurs de la filière - des ingénieurs aux artisans - à mieux se former, créons un village modèle, lieu de démonstration, d’apprentissage et d’expérimentation.

Pour un cadre de vie plus beau, plus sain, agissons maintenant !

6.    Stoppons l’étalement urbain, pour valoriser nos paysages et nos ressources naturelles

Nos villes s’étalent sans limite le long des routes, les terres arables et les zones humides disparaissent de façon inquiétante, des constructions moches gâchent nos paysages. Halte ! La région ne doit contribuer qu’au développement rationnel des villes et villages en agissant sur les documents d’urbanisme, la destination des terres et les subventions.

7.    Organisons mieux les transports en Alsace

Il n’y a pas de schéma d’aménagement du territoire alsacien. Les projets comme le GCO (grand contournement Ouest de Strasbourg) sont illogiques et nocifs, les aéroports de la vallée rhénane ne sont pas coordonnés et raccordés correctement aux grandes villes. Il faut remettre de l’ordre ! Réfléchissons à l’échelle du Rhin Supérieur, créons un schéma régional et une seule autorité alsacienne pour coordonner les transports publics.
Soutenons les solutions de transport en commun et partagé (co-voiturage). Développons l’inter modalité et le réseau TER en écoutant l’avis des usagers. Programmons sans tarder la réouverture de lignes non exploitées. Associons tous les acteurs pour trouver une solution efficace au fret ferroviaire et fluvial (canal Rhin-Rhône). Taxons les poids-lourds le plus tôt possible.

8.    Agissons localement contre les déchets et la dégradation de l’environnement

Nos poubelles débordent, nos factures d’ordures ménagères flambent, les énergies fossiles et nucléaires sont gaspillées. Créons dans toute l’Alsace des petites unités de méthanisation des déchets verts qui produiront à la fois de l’énergie et du compost pour nos jardins et nos champs.

9.    Donnons de l’ampleur au développement des énergies renouvelables.

Nous favoriserons, via la banque d’investissement publique, des micro-crédits favorisant l’efficacité énergétique (achat d’électroménager a++). Nous appuierons la création de coopératives ou d’entreprises permettant à des particuliers, des entreprises, des agriculteurs ou des communes de mutualiser leurs investissements dans les énergies renouvelables locales (photovoltaïque, micro hydroélectrique, chaufferies bois, méthanisation). Imposons le 1er démantèlement d’une centrale nucléaire à Fessenheim. Créons des coopératives pour la production d’électricité solaire.

Pour que les Alsaciens et les Alsaciennes soient fiers de leur Région

Dass die Elsässer und Elsässerinen stolz auf ihren Heimat sein !

10.    Oui au Parlement d’Alsace

Oui à la fusion immédiate des Départements et de la Région. Ayons plus de poids face à Paris, exigeons un pouvoir normatif pour mieux régler les situations locales. Ce choix d’efficacité sera soumis à référendum et nous proposerons de rapprocher ce Parlement d’Alsace et son administration, des citoyens et des communes à l’échelle des 10 pays existants.

11.    Halte aux €uros mal dépensés

La dette publique enfle, le saupoudrage qui contente tout le monde ne produit pas les effets escomptés. Nous renverserons la logique des subventions, en conditionnant les aides à des objectifs clairs et à des résultats tangibles. Les politiques menées seront évaluées par une agence indépendante qui rendra public chaque année son rapport.

12.    Pour une culture alsacienne attrayante populaire et moderne !

Nous proposerons l’enseignement de l’alsacien à l’école maternelle. Nous créerons un festival de musique à l’échelle du Rhin supérieur qui présentera au plus grand nombre, la diversité de la scène musicale. Nous soutiendrons la création artistique régionale contemporaine. Nous voulons sauver l’Ecomusée d’Alsace qui est en danger car absorbé par le bioscope, en lui assurant un nouveau développement autonome.

Nos 12 priorités en pdf

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Gendarmerie:Ferrette se bat pour garder son escadron

Posté par auplaisirdesyeux le 4 février 2010

ferrette.jpgPhoto:Denis Sollier

 

L’affaire fait grand bruit dans le Sundgau : la dissolution annoncée de l’escadron de gendarmerie mobile de Ferrette sonne comme une catastrophe pour la commune, qui perdrait ainsi un quart de sa population. Des pétitions ont été remises hier, au sous-préfet d’Altkirch.

 

L’ambiance était animée hier après-midi, devant la sous-préfecture d’Altkirch. Banderoles, sifflets, la trentaine d’élus et d’habitants du secteur de Ferrette ont employé tous les moyens pour se faire entendre et manifester leur mécontentement. Une délégation du conseil municipal de Ferrette, conduite par le maire François Cohendet, avait rendez-vous avec le sous-préfet Alain Charrier afin de lui remettre les 1 345 signatures recueillies par la pétition qui a circulé durant une semaine dans la cité des comtes et alentours.

La cause de ce remue-ménage ? Début janvier, la municipalité apprenait avec stupéfaction la décision du ministère de l’Intérieur de dissoudre l’escadron de gendarmerie mobile, basé dans la commune depuis 1947. Une décision prise dans le cadre du plan de réorganisation de la gendarmerie mobile, qui prévoit la disparition de huit escadrons sur l’ensemble du territoire national.

L’affaire ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années déjà, des menaces pesaient sur l’avenir de l’escadron 24/7, en raison notamment d’une charge immobilière jugée trop importante par l’État. À Ferrette, l’escadron dispose en effet de deux casernements, dont le plus ancien, la caserne Robelin, date de 1937, et a été partiellement désaffecté en 2007 pour cause de vétusté. Une partie des 112 gendarmes que compte l’escadron loge aujourd’hui dans la caserne Moreigne, construite il y a une quinzaine d’années. Un temps envisagée, l’extension de cette caserne est depuis restée en suspens.

Dissolution « inacceptable »

Dans le Sundgau, la nouvelle de cette probable dissolution passe d’autant plus mal qu’il y a un an, le député-maire Jean-Luc Reitzer avait obtenu l’assurance de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, que l’escadron serait maintenu en place « au moins jusqu’en 2011. » Hier, l’affaire s’est même invitée dans l’enceinte de l’Assemblé nationale, où Jean-Luc Reitzer a brièvement rencontré Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, en tête-à-tête, afin de lui signifier que la dissolution de l’escadron de Ferrette serait « inacceptable. » D’autre part, lors d’un dîner organisé mardi soir, à l’initiative du secrétaire d’État Jean-Marie Bockel, l’ensemble des parlementaires alsaciens a unanimement apporté son soutien à Ferrette.

Une demande d’audience auprès de Brice Hortefeux devrait prochainement parvenir au ministère de l’Intérieur.

Stéphane Cardia

L'Alsace du 04 février 2010

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Wehrling (Modem) : “Généraliser l’offre d’enseignement bilingue en Alsace”

Posté par auplaisirdesyeux le 30 janvier 2010

Yann Wehrling Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts (2005-2006), a rejoint le Mouvement démocrate en 2008. Il est tête de liste du parti centriste en Alsace. Il a répondu par mail à un questionnaire que Le Monde.fr a envoyé à de nombreuses têtes de liste.

Que retenez-vous, dans votre région, de la mandature qui se termine ?

La région Alsace, présidée par Adrien Zeller [UMP, décédé en 2009, NDLR], a mené une action consensuelle et positive en matière de développement du transport des personnes en train (TER et TGV) et dans le soutien aux énergies renouvelables. Sur le plan économique, la Région n’a pas réussi à anticiper la mutation industrielle et à diminuer les effets de la crise économique qui nous touche d’autant plus durement que l’Alsace fut longtemps dans un peloton de tête parmi les régions françaises. On doit également regretter le manque d’ambition du conseil régional dans l’affirmation de l’identité de l’Alsace.

Quelle sera votre priorité si vous êtes élu ?

Nous voulons de généraliser l’offre d’enseignement bilingue et développer notre dialogue avec nos voisins allemands et suisses. Il faut également soutenir l’économie locale du futur dont l’instrument financier sera une banque régionale d’investissement pour le développement durable.
Nous voulons également orienter résolument le quotidien des habitants et l’économie vers le développement durable par la programmation sur 20 ans d’investissements dans les infrastructures de transports collectifs et par le soutien à l’agriculture locale dans le cadre du développement de circuits courts.

Avec quel parti êtes-vous prêt à faire alliance au second tour ?

Notre ambition est de construire une nouvelle voie politique capable de rassembler largement sur notre projet au-delà des clivages ancestraux droite/gauche. L’enjeu d’un premier tour est de proposer aux électeurs ce choix et d’être en situation de l’incarner fortement en Alsace, terre de tradition centriste. Pour cela, nous ferons bien comprendre aux électeurs quelles sont nos propositions et nous montrerons, sans a priori idéologiques, quelles sont les divergences et convergences qui peuvent exister avec d’autres listes. Nous voulons rendre lisibles les ententes et désaccords qui pourraient justifier ou rejeter la construction d’une majorité régionale pour la prochaine mandature.

Propos recueillis par Nabil Wakim

Le Monde du 22 janvier 2010

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Histoire, terminales scientifiques et identité nationale, par Eric Sartori

Posté par auplaisirdesyeux le 30 janvier 2010

Un débat chasse l'autre, c'est la méthode Sarkozy. Alors, avant que passe, avec l'approbation de certaines associations de parents d'élèves, une réforme tendant à priver près de la moitié des élèves de la filière générale d'un enseignement d'histoire en terminale, tentons un dernier baroud. L'historien des sciences que je suis ne peut évidemment se résigner à cet appauvrissement de notre enseignement : veut-on que les scientifiques dont nous avons tant besoin soient ces spécialistes idiots que dénonçait déjà Comte ?

 

HISTOIRE ET IDENTITÉ NATIONALE

Commençons par cette remarque d'un connaisseur : “Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité ”, François Mitterrand, 1982. Le débat sur l'identité nationale est l'occasion de relire le texte de Renan de 1882, Qu'est-ce qu'une nation ? Pour Renan déjà, la nation se construit contre le communautarisme : “Prenez une ville comme Salonique ou Smyrne, vous y trouverez cinq ou six communautés dont chacune a ses souvenirs et qui n'ont entre elles presque rien en commun. Or l'essence d'une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses. Aucun citoyen français ne sait s'il est burgonde, alain, taïfal, wisigoth”. La nation est construite par l'histoire : “La nation moderne est donc un résultat historique amené par une série de faits convergeant dans le même sens…” Et la nation vit par l'histoire et par la volonté de continuer l'histoire : “Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel… L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs, l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis… Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore.”

En France donc, l'identité nationale s'enracine dans la culture historique, comme le note Antoine Prost dans son ouvrage remarquable Douze leçons sur l'histoire. Les républicains ont compté sur l'histoire pour développer le patriotisme et l'adhésion aux institutions – c'était tout le projet magnifique de Lavisse. Ce fait – l'importance de l'histoire – n'est peut-être pas aussi universel que le pensait Renan – il semble par exemple que l'Angleterre se pense, se représente à elle-même davantage par l'économie politique. Mais en France, l'importance de l'histoire est indiscutable ; c'est sans doute le seul pays où l'enseignement de l'histoire est, au sens littéral, une affaire d'Etat, qui peut être évoquée en conseil des ministres… et provoquer de véritables passions.

Il faut donc sans doute que nos gouvernants actuels connaissent bien mal leur pays ou qu'ils s'en sentent bien détachés pour avoir pensé que la suppression des cours d'histoire dans les terminales scientifiques, principalement pour des raisons d'économie maquillées en volonté de renforcer les filières littéraires, passerait sans provoquer de réactions.

L'HISTOIRE CONTRE LES MANIPULATIONS DE LA MÉMOIRE

Il faut aussi bien méconnaître l'histoire pour confondre histoire et mémoire et mettre celle-ci au service de médiocres manipulations politiques, comme le fait l'actuel président qui voudrait bien nous plonger dans une dictature quasi orwellienne de l'émotion. Dans un texte célèbre, Pierre Nora a bien démontré l'opposition profonde entre mémoire et histoire : “La mémoire installe le souvenir dans le sacré, l'histoire, parce qu'opération intellectuelle et laïcisante, appelle analyse et discours critique… La mémoire sourd d'un groupe qu'elle soude… il y a autant de mémoire que de groupes, elle est par nature multiple et démultipliée. L'histoire, au contraire, appartient à tous et à personne, ce qui lui donne vocation à l'universel” (Les Lieux de mémoire). Lucien Febvre est même allé plus loin, retrouvant la fameuse nécessité d'oublier dont parlait Renan : “Un instinct nous dit qu'oublier est une nécessité pour les groupes, pour les sociétés qui veulent vivre. L'histoire répond à ce besoin. Elle est un moyen d'organiser le passé pour l'empêcher de trop peser sur les épaules des hommes” (Vers une autre histoire). A trop et mal manipuler les devoirs de mémoire, on renforcera les communautarismes au détriment de la nation. Au contraire, l'histoire doit permettre de préparer l'avenir. “On fait valoir sans cesse le devoir de mémoire, mais rappeler un événement ne sert à rien, même pas à éviter qu'il ne se reproduise, si on ne l'explique pas. Il vaut mieux que l'humanité se conduise en fonction de raisons que de sentiments”, note Antoine Prost (Douze leçons sur l'histoire);

Il y a vraiment une méchante ironie à lancer un débat sur l'identité nationale et à supprimer en même temps l'histoire en terminale pour les séries scientifiques, en cette année de terminale qui doit clore le socle commun de l'enseignement et permettre une réflexion plus approfondie sur le mode moderne grâce au savoir historique – que l'on pense au superbe programme exposé, rêvé par Braudel dans sa Grammaire des civilisations.

On a parfois reproché aux socialistes de vouloir par idéologie détruire les formations élitistes. Ils n'ont rien fait de tel, et les plus courageux ou les plus lucides ont défendu l'élitisme républicain. Il est paradoxal de voir aujourd'hui la droite, du moins celle qui est au pouvoir, s'acharner à dévaloriser la section S, ce qui, évidemment, ne fera aucun bien à la section L, qu'on n'aide d'ailleurs pas en raillant l'étude de La Princesse de Clèves. Faut-il chercher ici d'autres raisons que le faible intérêt porté à l'enseignement dans la famille présidentielle ? Qu'en pensent des électeurs de droite plus traditionnels ?

Il faut donc se battre, au nom de l'identité nationale, de l'intégration, mais surtout au nom de l'intelligence et même de l'efficacité économique pour que l'enseignement continue à former des têtes bien faites et harmonieusement remplies ; donc pour l'enseignement de l'histoire en terminale scientifique et son rétablissement dans l'enseignement technique. Et aussi pour un enseignement scientifique dans les classes littéraires, un enseignement qui permette d'acquérir une bonne connaissance des principes, méthodes et résultats fondamentaux des sciences et qui pourrait être basé sur l'histoire des sciences et des techniques.

Eric Sartori est l'auteur d'Histoire des femmes scientifiques, Plon 2006.

Le Monde du 28 janvier 2010

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Interviews de la semaine : Jacqueline Gourault dénonce “un manque de vision globale” sur la réforme des collectivités territoriales

Posté par auplaisirdesyeux le 23 janvier 2010

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Voeux 2010 : François Bayrou appelle à “une autre politique”

Posté par auplaisirdesyeux le 16 janvier 2010

Discours prononcé par François Bayrou à l'occasion de la présentation de ses voeux à la presse 13 janvier 2010

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Décès de Philippe Séguin : François Bayrou salue “un républicain” qui “ne renonçait pas à combattre même seul contre tous”

Posté par auplaisirdesyeux le 7 janvier 2010

François Bayrou a salué jeudi 7 janvier en Philippe Séguin “un républicain” qui “ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous”.

“Le premier mot qui vient à l'esprit, c'est républicain. Il était républicain par son parcours et par ses valeurs”, a-t-il déclaré après l'annonce du décès dans la nuit du premier président de la Cour des Comptes.

“Deuxième trait de caractère, il ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous”, a-t-il ajouté. “Il avait sûrement un certain orgueil, bienvenu dans cette affirmation du combat pour les idées”. (Lire la suite)

Il avait “un caractère, que certains diront mauvais mais souvent le mauvais caractère est la traduction dans le langage de tous les jours du caractère tout court”, a ajouté François Bayrou.

“Tout le monde entendait bien derrière son grand rire, une trace de mélancolie. Cette fêlure sur fond de tristesse le rendait plus attachant aux yeux de ceux qui l'aimaient. Il va manquer profondément à la vie publique en France”, a-t-il conclu.

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Interview de la semaine : Yann Wehrling souhaite que la “taxe carbone soit utile pour des alternatives nécessaires” en matière d’économie d’énergie

Posté par auplaisirdesyeux le 7 janvier 2010

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Voeux de François Bayrou pour l’année 2010 : penser aux générations futures

Posté par auplaisirdesyeux le 1 janvier 2010

François Bayrou adresse ses voeux aux Français pour l'année 2010. Il fait le voeu pour 2010 que les responsables politiques prennent leurs décisions en ayant moins le nez sur l'actualité immédiate mais en pensant aux générations futures. Il explique vouloir aller “droit à l'essentiel” en s'adressant à “ceux dont on ne parle jamais”, “aux plus jeunes, aux enfants”.

“La plupart des décisions que l'on prend, on les prend pour l'actualité pour l'immédiat, on les prend quelquefois pour le journal de 20H du jour même. Et il me semble qu'il faut former le voeu que ces décisions, on les prenne en pensant à l'avenir, en pensant aux plus jeunes, en pensant aux générations, comme on dit, qui viennent”, dit-il.

François Bayrou lance également dans son message un appel à “la solidarité”, “la vertu la plus importante”, selon lui. Il faut “se serrer les coudes quand les choses vont mal”, “s'entraider”, “lutter contre la solitude” mais aussi “se rassembler lorsque les choses vont bien et même quand elle paraissent pouvoir aller très bien”, dit-il.

Enfin, il appelle “les citoyens” à retrouver et reconquérir “l'optimisme”, à combattre “la résignation”. “On a le sentiment qu'on ne plus rien faire devant le monde comme il va, qu'on n'a au fond plus de recours”.

“Tout le monde voit bien. L'égalité des chances disparaît: je pense à l'enseignement. L'emploi disparaît: je pense à l'industrie, à toutes les industries françaises. Je pense aux agriculteurs, aux paysans qui sont désespérés pour beaucoup d'entre eux”, explique François Bayrou. “Une autre politique est possible”, assure-t-il en plaidant pour faire de la France et de l'Europe “un môle de résistance au monde tel qu'il va”, “un pilier de résistance à la globalisation”.

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