Taxe sur les transactions financières : « une contribution équitable de la part du secteur financier à l’effort collectif »

Posté par auplaisirdesyeux le 8 octobre 2011

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Marielle de Sarnez, eurodéputée du Mouvement Démocrate et responsable des Affaires étrangères au sein du Shadow cabinet, s’est félicitée de l’annonce faite mercredi 28 septembre par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de la création à compter du 1er janvier 2014 d’une taxe sur les transactions financières dans les 27 États membres de l’Union.

« Depuis le premier vote au sein du Parlement européen d’une résolution en janvier 2000, nous n’avons cessé de soutenir cette idée d’un prélèvement direct d’une fraction extrêmement faible des sommes qui circulent dans tous les échanges bancaires », a rappelé Marielle de Sarnez.

« Taxer les transactions bancaires constituerait une contribution équitable de la part du secteur financier à l’effort collectif », a-t-elle expliqué. « En cette période de crise dans laquelle nous sommes, il s’agit d’un bon signal pour tous les Européens, » s’est-elle félicitée.

Pour Marielle de Sarnez, cette taxe est « saine car elle privilégie le long terme au court terme. Face au développement du trading à haute fréquence, qui permet des milliers d’opérations à la micro-seconde, sans personne derrière l’ordinateur, il est assez normal de taxer ce type de transactions à 0,01 pour cent voire plus », a-t-elle souligné. « L’économie pourrait ainsi se voir repositionner sur l’activité réelle et non plus virtuelle », a-t-elle estimé.

« Une telle mesure pourrait rapporter 55 milliards d’euros par an », a-t-elle mis en avant. « Le Parlement et le Conseil, où chaque État dispose d’un droit de veto fiscal, décideront du sort du projet dans les mois qui viennent », a-t-elle conclu.

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« A bout de souffle, notre modèle de consommation doit être profondément repensé »

Posté par auplaisirdesyeux le 25 septembre 2011

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Dans une tribune publiée dans Le Figaro le 20 septembre 2011, Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate et responsable de l’Economie au sein du Shadow cabinet, appelle à « inventer un nouveau modèle de consommation » : « la consommation des effets utiles ».

« La victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 a beaucoup tenu à sa promesse d’être le président du pouvoir d’achat. Cinq ans plus tard, où en sommes-nous ? Les choses se sont aggravées pour beaucoup : les dépenses contraintes ou prépayées – logement, énergie, communication… – ont continué de progresser plus vite que les revenus. L’institut national de la consommation, organisme public, met à la une de 60 millions de consommateurs : « pouvoir d’achat, pourquoi il baisse encore ? ».

Si la crise financière et la montée du chômage ont mis un temps en sourdine les revendications salariales, la hausse des prix et les conséquences des politiques de rigueur remettent le sujet sur le devant de la scène.

Néanmoins, si la consommation a réussi à s’ancrer profondément dans la culture occidentale, son modèle s’épuise peu à peu pour quatre raisons principales :
- Fondé sur le gaspillage, il n’est pas durable d’un point de vue environnemental.
- L’espoir d’un redémarrage du pouvoir d’achat à court terme vient de s’évanouir avec l’ampleur de la crise des dettes publiques.
- La consommation fonctionne désormais d’une façon déconnectée de la production nationale quand pour acheter moins cher on privilégie le low cost, souvent fabriqué à l’autre bout du monde.
- Enfin, il y a une lente montée de la charge déceptive de la consommation. Les nouveautés sont encombrées de sur-promesses marketing excessives. Associer la consommation au bien-être psychologique, à la réalisation de soi, voire au bonheur, c’est friser le ridicule.

Alors que faire ? Si l’on croit comme nous que l’économie de marché reste la moins mauvaise formule pour respecter la liberté et les besoins des citoyens, il est grand temps d’inventer un nouveau modèle de consommation. Nous l’appellerons une consommation des « effets utiles ». Partons d’un constat simple : la demande des consommateurs d’aujourd’hui porte moins sur les produits que sur la recherche de solutions à des problèmes de leur vie quotidienne.

Cela implique d’abord de quitter un modèle de consommation quantitatif au profit d’une consommation de qualité. A cet égard, le produit le moins cher n’est pas nécessairement le moins coûteux. Mais comment être sûr que l’écart de prix traduit une différence de qualité ou de durabilité ? Il faut pour cela améliorer l’information objective des consommateurs. Nous proposons une mesure forte pour privilégier la qualité : l’extension progressive de la garantie de tous les biens d’équipement jusqu’à 5 ou 10 ans.

Il faut aussi aller plus loin et déplacer la relation marchande de l’achat des produits vers les usages ou les effets utiles. Ainsi avec le système Vélib’ : pourquoi acquérir un vélo alors que l’on peut acheter une prestation qui met à disposition l’objet utile dans de très nombreux emplacements ? C’est écologique, économique et cela révèle une forte demande jusque là potentielle.

Il faut désormais chercher à étendre largement ce modèle à d’autres problématiques de consommation. C’est déjà le cas pour l’écoute de la musique ou la visualisation de films, dans la téléphonie et l’accès à l’Internet. On peut y penser dans le bricolage, voire aussi dans l’habillement avec la mise à disposition d’une panoplie de vêtements construisant le look des clients sans transmission de droits de propriétés.

Imaginons qu’au lieu d’acquérir une machine à laver, une famille achète un droit à l’usage d’un tel équipement installé chez elle qu’elle paye en fonction du nombre de lessives effectuées au trimestre. L’intérêt sera de mettre à sa disposition une machine fiable et robuste. Peut-on augmenter la fréquence d’usage d’une telle machine ? Deux célibataires vivant sur le même palier – 40 pour cent des logements dans les grandes villes sont occupés par des personnes seules – trouveront peut-être intéressant de souscrire ensemble à un abonnement pour une machine unique.

Une société des « effets utiles » devrait permettre de relocaliser des emplois par substitution de postes de maintenance localisés à des postes industriels délocalisés. Mieux encore, c’est une économie de la haute qualité, on peut encourager la relocalisation de certaines fabrications. Pour le consommateur, on passe d’une notion purement monétaire de pouvoir d’achat à une notion moderne de pouvoir d’usage que l’on peut optimiser sans toujours dépenser plus.

Attention à ne pas se méprendre ; ce n’est pas une forme dégradée de l’économie pour les temps difficiles. C’est l’inauguration d’un modèle de société qui appréhende la demande très en amont de la production, qui la modifie et la dynamise.

Bien sûr, cette évolution ne se fera pas en un jour, mais elle nous parait inéluctable. La crise majeure que nous vivons est globale et nous ne relancerons pas la consommation par les méthodes du passé. Tout miser sur une accumulation de ristournes et de rabais, comme nous le voyons aujourd’hui, est une impasse. Il faut penser une nouvelle société fondée sur une croissance qualitative, avec des modes de vie et des modes de consommation adaptés. »

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« Je veux et je ferai tout pour que nous ayons une vie politique propre ! »

Posté par auplaisirdesyeux le 17 septembre 2011

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François Bayrou était l’invité de Jean-Pierre Elkabach, dans la matinale d’Europe 1, mercredi 14 septembre.

Le leader centriste est notamment revenu sur la succession d’affaires qui pointent les dérives du pouvoir, souhaitant transmettre « aux plus jeunes, à nos enfants, une vie politique lavée de tout soupçon ».

Interrogé sur l’affaire Bourgi, le président du Mouvement Démocrate a demandé « que la Justice fasse son travail », s’opposant fermement « à ceux qui disent qu’il n’est pas utile de faire une enquête car les faits seraient prescrits ». Pour François Bayrou, « il n’y a pas prescription s’il y a recel, le recel est un délit continu ». Il n’a par ailleurs pas manqué de rappeler la proximité entre M. Bourgi et le chef de l’État, quoi qu’en dise cet homme « il n’y a pas un article de presse en cinq ans qui ne l’ait pas présenté comme le conseiller officiel ou officieux de Nicolas Sarkozy.

« L’Euro devrait être une protection que personne ne met en doute ! »

François Bayrou est également revenu sur la situation de la Grèce et de la zone euro. « Si la Grèce craque, c’est l’Europe qui souffrira, et en Europe c’est la France qui sera en première ligne. Protéger la Grèce, c’est évidemment nous aider nous-mêmes », a-t-il analysé. Pour lui, « l’Euro devrait être une protection que personne ne met en doute, mais à partir du moment où il ne le sera plus, où un pays membre sera en défaut de paiement, chaque pays en paiera les conséquences, les taux d’intérêts grimperont pour tous ».

Le député des Pyrénées-Atlantiques a rappelé qu’il ne s’agissait pas pour la France « de donner une subvention, ni de se saigner, mais de permettre à la Grèce de rembourser ses dettes ». Il a également posé les conditions d’une telle aide : « La contrepartie qu’elle doit nous apporter, c’est de régler ses faiblesses et ses défauts, notamment de réformer son système de recouvrement fiscal pour mieux lutter contre la fraude », proposant que les pays de l’Union européenne l’accompagnent dans ces réformes.

Enfin, le président du Mouvement Démocrate a proposé que « les institutions européennes assument, dans leur autonomie, leur garantie, l’ensemble des difficultés des Etats européens », « ce serait pour l’Europe une charge faible et cela soulagerait considérablement l’euro et l’ensemble des pays de la zone », a-t-il conclu.

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Chiffres de la pauvreté : « Malheureusement le pire est à venir »

Posté par auplaisirdesyeux le 3 septembre 2011

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« Les chiffres publiés ce matin par l’INSEE confirment une évidence pour toutes les associations sur le terrain : la pauvreté progresse et s’est aggravée au cours des dernières années », a déploré Robert Rochefort, député européen et responsable de l’Économie au sein du Shadow cabinet, mardi 30 août.

« La statistique publique ayant toujours nécessairement un peu de retard sur l’actualité on peut malheureusement affirmer que les résultats concernant les années 2010 et 2011 montreront encore une progression importante », a-t-il estimé.

« Ce sont certes une fois de plus la conséquence de la crise mais plus particulièrement de la progression du chômage et de la sortie du système d’indemnisation par Pôle Emploi pour un grand nombre de Français en fin de droit. C’est évidemment l’échec de l’engagement président annoncé à grand fracas de faire reculer la pauvreté d’un tiers au cours du quinquennat mais aussi du RSA dit « activité », système complexe et qui ne fournit pas les résultats escomptés », a analysé l’économiste.

« Tout le monde sait que les mois à venir resteront particulièrement difficiles, la conjoncture restera incertaine, risquée et très imprévisible avec des risques importants d’aggravation. Dans ce contexte l’attention aux plus pauvres est une nécessité de justice mais surtout de cohésion sociale. Les réductions budgétaires envisagées dans ce secteur devront donc être remises en question. La France doit, par ailleurs, obtenir de Bruxelles le rétablissement des fonds destinés à abonder l’aide alimentaire », a poursuivi Robert Rochefort.

« Dans le cadre de la nouvelle feuille de route concernant le Pôle emploi, les partenaires sociaux et le gouvernement devront d’urgence prévoir un allongement de la période d’indemnisation du chômage. Mais bien entendu à plus long terme, c’est par une relance de l’activité économique fondée principalement sur la reconquête des emplois de production sur tout le territoire national qu’il sera possible d’inverser durablement la courbe de la pauvreté et redonner à chacun le droit et la capacité effective à gérer par lui-même un revenu pour vivre dignement lui et sa famille », a préconisé le vice-président du Mouvement Démocrate.

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Règle d’or : « Toutes les forces politiques du pays doivent se mettre en face de leurs responsabilités »

Posté par auplaisirdesyeux le 28 août 2011

François Bayrou, invité d’Arlette Chabot mardi 23 août, est revenu sur les derniers rebondissements de l’affaire DSK, insistant sur le fait qu’ »il faut que DSK s’exprime ». Il a par ailleurs appelé les différentes « forces politiques du pays » à « se mettre devant leurs responsabilités » concernant la règle d’or afin de la voter. « L’élection présidentielle est un mouvement de confiance », a-t-il déclaré.

Arlette Chabot : Dominique Strauss Khan dit qu’il se sent soulagé après avoir traversé une épreuve dure et injuste. A votre avis, il est innocenté ce soir ?

François Bayrou : D’abord la première chose, c’est que j’imagine que pour lui pour sa femme et ses enfants qui ont dû vivre un moment extrêmement difficile de leur vie, c’est forcément un soulagement, et ce soulagement a une dimension émotionnelle qui est très importante. Après, la justice américaine, les nuances entre « on ne poursuit pas parce qu’on ne peut pas aller au bout », ou bien, « il y aura un autre procès au civil »… Toutes ces choses-là ne sont pas très claires pour les Français, j’imagine que ce n’est pas très clair pour les Américains.

Il va donc y avoir des traces qui vont rester pour DSK ?

Evidemment oui. Mais ce qui est frappant, c’est que ça a été pour lui et les siens une épreuve difficile et qu’il y a des questions qui demeurent sans réponses. C’est ça, j’imagine que tous les Français y pensent ce soir et il faut souhaiter qu’il se reconstruise. J’imagine que ça a été pour lui aussi extrêmement difficile. Il faut qu’il s’exprime. C’est naturel, étant donné la passion que cette affaire a focalisé et les rebondissements multiples, que DSK s’exprime et je pense qu’il le fera. Et je n’ai pas dit « s’explique » car c’est un terme de justice et je ne suis pas en situation de rendre la justice.

Lorsque cette affaire a démarré vous avez dit que « l’affaire Strauss Kahn » changeait les données des élections présidentielles. Et ce qu’a nouveau les données sont changées ?

C’est a DSK de s’exprimer et au PS de répondre. Je ne suis partie prenante d’aucune des deux expressions. Je n’imagine pas qu’il se relance dans l’élection présidentielle mais si c’est son choix, c’est l’affaire du PS et je ne suis pas partie prenante.

Il y a eu tout à l’heure un débat entre Jack Lang et Marie-Georges Buffet, entre Jack Lang défenseur de DSK et Marie-Georges Buffet qui réagit en responsable politique mais aussi en tant que femme et qui dit que la vérité n’est pas dite. Vous penchez de quel côté ?

Je pense qu’il reste beaucoup de points d’interrogations dans cette affaire et qu’ils ne sont pas entièrement levés.

Est-ce que cela change les données de l’élection présidentielle car certains continuent à dire que l’absence de DSK c’est bon pour le centre, et c’est bon pour François Bayrou ?

C’est un élément que je ne prends même pas en compte, je n’ai jamais cru que l’élection présidentielle se jouait en découpant des espaces. C’est une question simple pour les citoyens : à qui pouvons-nous faire confiance pour nous montrer un chemin pour nous sortir de la situation dans laquelle nous sommes ? Et la réponse des Français, c’est que l’on ne ressent pas de mouvement de confiance, et cela ne se joue pas du tout a savoir qui est plus entre gauche droite, centre gauche, centre droit… Beaucoup d’autres élections se jouent comme cela, mais pas l’élection présidentielle. C’est un mouvement de confiance. Celui ou celle qui remportera l’élection présidentielle sera celui ou celle qui aura fait naitre un mouvement de confiance de la part des Français. Ils se diront : « Avec lui ou elle, on sait que ça va être difficile mais on peut croire à quelque chose. »

Pensez vous que DSK qui est expert, grand économiste, directeur général du FMI, qui connait bien l’Europe, dont la parole aurait été entendue, va manquer dans le débat présidentiel ? Pensez-vous qu’il peut encore intervenir sur ces sujets ?

J’imagine qu’il peut intervenir, mais les problèmes que rencontrent la France, et je vais être me situer en confrontation avec beaucoup des analyses, l’essentiel des problèmes de la France ne viennent pas de l’extérieur, c’est chez nous qu’ils se trouvent. Si nous sommes incapables de répondre aux questions centrales qui, selon moi, ont été depuis des années sur la route de la France un handicap qui nous a entravés, il n’y aura aucune organisation internationale, ni monétaire ni politique, qui nous permettra d’en sortir. Comme toujours c’est chez nous que ça se joue. C’est de cette manière qu’il faut aborder les choses.

Pensez-vous que les socialistes, aujourd’hui sans DSK, sont à côté de la plaque, que leur programme est caduque, et par exemple lorsqu’ils s’opposent à la règle d’or, l’obligation dans la Constitution de limiter les déficits, vous leur dites « vous n’avez rien compris » ?

Vous savez bien que j’ai longtemps cru que le Parti Socialiste pouvait et devait évoluer. Mais à la sortie de leur programme, je me suis dit qu’on ne vivait pas dans le même monde. Promettre d’un seul coup 300 000 emplois sur fonds publics, qu’on allait revenir à la retraite à 60 ans, et puis qu’on allait créer une allocation pour tous les étudiants, qu’on allait augmenter le budget de tel ou tel ministère, j’ai le sentiment qu’on ne voit pas les mêmes choses. Ma résolution absolue dans cette période est de ne faire aucune de ses promesses qui sont autant d’illusions et de déceptions.

Vous approuvez la proposition de Nicolas Sarkozy ?

Moi, j’ai dit à Nicolas Sarkozy qu’il devrait convoquer le Congrès, l’Assemblée nationale et le Sénat, et mettre toutes les forces politiques françaises devant leurs responsabilités et leur dire qu’on a des désaccords mais qu’on a un message à envoyer, à la fois à notre peuple, aux citoyens et au monde. Concernant cette responsabilité-là, je ne suis pas emballé par le texte du gouvernement. Je ne le trouve pas clair, incompréhensible et j’en avais proposé un beaucoup plus simple qui depuis a été adopté par les Allemands qui dit que l’on s’interdit les déficits de fonctionnement en période de croissance. On peut emprunter pour investir, il est normal que les générations futures en prennent la charge, mais il n’est pas normal que nous mettions sur leurs épaules, écrasées, les salaires des fonctionnaires de 2011 et le remboursement des feuilles de sécu. Ça, ce n’est pas normal. Si ça vient je voterai la règle d’or. Je comprends qu’ils soient agacés qu’un gouvernement qui fait tant de déficits leur donne des leçons de vertus budgétaires mais on n’est plus aux agacements, on est à l’urgence.

Demain, le Gouvernement va annoncer une série de mesures pour réduire le déficit, quelles sont les mesures qu’il faudrait prendre à votre avis ? On parle d’une réduction de la défiscalisation des heures supplémentaires côté employeurs.

Pour les heures supplémentaires, qui faisaient partie de mon programme, j’avais proposé une chose toute simple qui était qu’elles ne coûtent pas plus chères qu’une heure normale à l’entreprise mais qu’elles rapportent plus aux salariés. Ce qui faisait que vous diminuiez les charges du montant de la prime. J’ai l’impression que c’est à cela qu’on va revenir et cela signifie que les mesures raisonnables et de bon sens, on a tort de ne pas les examiner dans le feu des victoires. On aurait éviter beaucoup d’erreurs, on n’aurait pas fait le bouclier fiscal, on aurait éviter cette erreur sur les heures supplémentaires. C’était une manière aussi de faire quelque chose de positif pour le pays.

Il faut faire payer les riches mais à quel niveau de revenus est-on riche ? Vous avez vu que les patrons des entreprises disent qu’ils acceptent de payer plus, il y a une prise de conscience.

Je dis des choses simples, cela ne doit pas tant être fondé sur le volontariat que sur un impôt responsable et sérieux. J’ai proposé qu’on crée une tranche marginale, la montée de 41 à 45 pour cent et que pour ceux qui gagnent vraiment très bien leur vie, on passe à une tranche de 50 pour cent, ce qui est juste quand vous gagnez plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois, il est juste que sur la tranche marginale, le haut de votre salaire, on fasse un prélèvement de l’ordre de 50 pour cent.

Votre livre est sorti, livre qu’il faut lire car c’est une vraie réflexion. La rigueur avec François Bayrou ce serait plus dur encore ?

Puisqu’on a qu’une phrase, je vais dire ce que ce livre exprime. Il dit que dans la forêt des problèmes que nous avons devant nous, il y a deux questions centrales qui se posent, qui ont été nos échecs et qui sont aujourd’hui ce qui nous rend incapables de surmonter les difficultés. La première : produire en France. On ne produit plus en France, nous achetons à l’étranger, les emplois s’en vont, l’argent s’en va par milliards, et 75 milliards de déficit cela veut dire 75 milles millions qui s’en vont. Deuxièmement, instruire en France. On sait qu’on recule sans cesse dans les classements qui visent à apprendre à lire, à écrire et à compter.

Alain Minc dit que c’est drôle car François Bayrou est justement ministre de l’Education et il nous sort ça aujourd’hui en 2011.

Ecoutez j’ai été ministre de l’Education il y a 19 ans, c’est-à-dire que les bacheliers qui passent le bac maintenant n’étaient pas nés et la France était au contraire dans le haut des classements internationaux.

Vous ferez mieux en 2012 qu’en 2007 ?

Je pense que oui.

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« Une seule majorité est possible : une majorité large du centre gauche au centre droit »

Posté par auplaisirdesyeux le 20 août 2011

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A l’occasion de la sortie de son livre « 2012 Etat d’urgence », François Bayrou a répondu aux questions de l’Express, dans son numéro du 17 août 2011. Il est revenu sur ses deux priorités, la production et l’éducation : « aucune des deux majorités classiques ne peut soutenir la politique nécessaire pour répondre à ces deux impératifs absolus », a-t-il affirmé. « En France, il faut un choc », a déclaré le président du Mouvement Démocrate.

L’Express : En 2006, à dix mois de la présidentielle, un homme politique avait profité de la trêve estivale pour publier un livre. Le candidat Nicolas Sarkozy de 2007 est-il source d’inspiration pour vous?

François Bayrou : En 2007, Nicolas Sarkozy plaidait la rupture pour, en fait, conserver la majorité sortante. Aujourd’hui, la situation est si grave, économiquement, financièrement, socialement, moralement, qu’on ne peut plus ruser: il s’agit d’aller droit aux causes des problèmes du pays, et de changer le jeu politique qui nous empêche de corriger ces dérives. C’est pour cela que l’élection présidentielle sera cruciale. Elle doit permettre de sortir du brouillard et du découragement. Il me paraissait important de publier ce livre avant la rentrée et les péripéties qui l’accompagneront.

La crise des marchés est-elle reliée à l’ »état d’urgence »?

Evidemment, oui. La cause de ce tsunami est dans l’abus de dettes publiques dont j’avais fait le thème de ma campagne de 2007. On voit aujourd’hui la gravité de ce laxisme, chez nous en France, dans l’Europe du Sud, comme aux Etats-Unis. Endettés comme nous le sommes, nous ne pouvons traverser la tempête que si les taux d’intérêt restent très bas. S’ils explosent, nous explosons avec eux. Mais la vraie question aujourd’hui est bien celle-ci: pourquoi sommes-nous contraints d’emprunter toujours plus? C’est le sujet de mon livre.

En quoi auriez-vous des solutions auxquelles les autres n’auraient pas pensé?

Production, éducation: aucune des deux majorités classiques ne peut soutenir la politique nécessaire pour répondre à ces deux impératifs absolus. Chacune d’entre elles est divisée, la gauche de la gauche et la droite de la droite mettent la pression et empêchent de voir les choses en face. Il faut donc une majorité large, une majorité de rassemblement capable de prendre les décisions qui s’imposent. La majorité de gauche est pour une large part en rupture avec l’entreprise, la majorité de droite en rupture avec l’école. L’une a trop sacrifié à l’injustice. L’autre multiplie les promesses irréalisables, création de centaines de milliers d’emplois publics, retour à la retraite à 60 ans, augmentation des allocations et des budgets. Il n’y a qu’une seule majorité possible si on veut trouver des solutions: une majorité large du centre gauche au centre droit. En France, il faut un choc.

Que faire pour muscler la production française?

En 2004, l’Allemagne était aussi mal que nous le sommes aujourd’hui. En cinq ans seulement, ce pays, avec la même monnaie que la nôtre, avec les mêmes salaires, a relevé tous les défis. Les Allemands ont accepté la mondialisation, assoupli le marché du travail, puissamment incité à l’emploi, certes avec une période de modération salariale, mais les salaires allemands sont toujours supérieurs aux salaires français. L’Agenda 2010, le plan du chancelier social-démocrate Schröder, a été combattu par la gauche de la gauche. Il a été réalisé par Angela Merkel grâce à une majorité centrale, centre gauche-centre droit, la grande coalition CDU-SPD. Aujourd’hui, c’est un pays en excédent qui gagne sur tous les marchés, et le chômage y a disparu.

Vous parlez d’ »Agenda 2020″?

Il faut viser les mêmes résultats. D’abord par le soutien à l’entreprise, aux PME, en transformant la fiscalité et la répartition des charges sociales. Ce sont les conditions de la reconquête des secteurs de production que nous avons désertés. L’Allemagne n’a abandonné aucun des secteurs de grande consommation, ni l’équipement de la maison, ni même le textile. Notre devoir est, pareillement, d’organiser la reconquête. Nous avons une chance: ces produits, dans les années qui viennent, vont exiger, notamment dans le haut de gamme qui sera notre premier enjeu, l’utilisation de technologies nouvelles. Le second impératif est de travailler sur l’image de marque de la France. Les Allemands gagnent grâce à leur image de marque. Pour vendre leurs voitures, ils en sont même à utiliser la langue allemande comme seul argument publicitaire: « Das Auto. » Pour tout le monde, allemand, ça veut dire sérieux, robuste, fiable. Rien ne peut nous empêcher de donner à la France la même réputation de sérieux, en y ajoutant créativité et innovation, nos atouts.

Votre autre priorité, c’est l’éducation. La France a-t-elle encore des marges de manoeuvre financières?

Je suis pour la sanctuarisation des moyens de l’éducation en échange d’un contrat de résultats. L’un compte autant que l’autre. Ce sera un effort exceptionnel de maintenir ces moyens dans le long terme, mais c’est indispensable. Nous ne pouvons pas accepter de dégringoler sans cesse parmi les pays développés. Et nous ne pouvons pas accepter que 20 pour cent de nos enfants soient en perdition. Comment y parvenir? Par un immense effort de repérage des classes qui réussissent, et la transmission de leurs méthodes. Un transfert de pédagogie comme il y a des transferts de technologie. Si vous prenez les 5 pour cent d’enseignants qui réussissent le mieux, dans tous les milieux, même les plus difficiles, je vous garantis que leurs résultats valent ceux de la Suède ou du Danemark. Il faut se servir de leur réussite pour la généraliser.

L’austérité s’imposera-t-elle au président, quel qu’il soit?

Je ne sais pas s’il faut appeler cela de l’austérité, de la rigueur ou du sérieux. Ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons continuer de la sorte – ou la France devra bientôt frapper à la porte du FMI! Il faudra rééquilibrer: réduire les dépenses, les interventions de l’Etat, et récupérer en même temps 20 milliards d’euros sur les niches fiscales, augmenter la TVA de deux points, et en même temps la contribution des tranches les plus aisées. Et cela en donnant des perspectives de reconquête, d’avancées, en montrant l’horizon positif vers lequel nous irons.

Lisez l’interview de l’Express en intégralité en cliquant ici.

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« Nous devons reconstruire la production française et reconquérir les secteurs abandonnés »

Posté par auplaisirdesyeux le 31 juillet 2011

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François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, était l’invité de la matinale de RMC, jeudi 28 juillet.

Il est revenu sur la hausse des chiffres du chômage, soulignant que « la production française, production industrielle, production agricole, les services tout cela est pour l’instant en situation de profonde crise. »

RMC : « Nicolas Sarkozy vous a écrit comme à tous les députés pour vous proposer d’instaurer la règle d’or, c’est à dire l’équilibre, à terme, on va dire à moyen terme, du budget de l’État, et vous avez dit oui à Nicolas Sarkozy. »

FRANÇOIS BAYROU : « Nous avons devant nous une question qui est très très importante, qui est très explosive, c’est la question du déficit et de la dette et comme vous savez il y a des années que j’alerte les Français… »

RMC : « Déjà en 2007 pour la campagne présidentielle »

FRANÇOIS BAYROU : « …et les gens qui sont en responsabilité sur cette affaire qui risque à tout moment d’exploser chez nous comme elle a explosé en Grèce, comme elle peut exploser en Espagne ou en Italie. C’est très important parce que derrière tout ça qu’est ce qu’il y a ? Il y a des décisions qui sont des décisions de coupes sévères, terribles, salaires des fonctionnaires, diminution des retraites, tout ce qui a été fait dans les pays dont je viens de citer le nom. »

RMC : « On va échapper à tout ça vous croyez, vous ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Je pense que si en tout cas on veut y échapper il y a des décisions très importantes à prendre. Alors, pour expliquer un peu ce qui arrive, le gouvernement a fait voter un projet qui n’est pas encore inscrit dans la Constitution, qui a été voté à l’Assemblée Nationale et au Sénat, qui est un projet dont le texte ne me satisfait pas complètement, parce qu’il est encore trop flou à mes yeux. »

RMC : « Et maintenant il faut un Congrès à Versailles et un Congrès à Versailles ça veut dire plus de députés et de sénateurs que les simples députés de la majorité UMP. Donc il faut vos voix et il faut une voix du parti socialiste. »

FRANÇOIS BAYROU : « Et donc ce texte n’est pas vraiment ce que j’aurais voulu, puisque moi j’aurais voulu un texte clair qui dise :  »Lorsque les choses vont bien, lorsqu’on est en période de croissance, les déficits de fonctionnement, de fonctionnement de l’État, sont interdits. » »

RMC : « Ce qui paraît logique, c’est comme pour un ménage. »

FRANÇOIS BAYROU : « Ça devrait être ça, bon. Alors le gouvernement a pris un texte qui est plus complexe, plus flou, mais j’ai dit à Nicolas Sarkozy, que j’ai rencontré lundi, qu’à sa place, j’irai au Congrès, c’est à dire devant l’Assemblée Nationale et devant le Sénat… »

RMC : « Ah c’est vous qui avez posé vos conditions ! »

FRANÇOIS BAYROU : « …pour mettre l’ensemble des élus devant leur responsabilité. »

RMC : « Comment il a réagi quand vous lui avez proposé ça ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Bon, c’est naturellement une idée qui est examinée depuis quelques semaines, je pense qu’il a en tête à la fois ce que ça ouvre comme responsabilité et en même temps les risques éventuels que ça peut faire prendre si ce texte était renvoyé. »

RMC : « Simplement, François Bayrou, vous lui rendez quand même un fier service à Nicolas Sarkozy, parce qu’il est en train d’apparaître comme effectivement le champion de quand même, peut-être – ce n’est pas ce qu’il a fait jusqu’à présent, mais peut-être demain – d’une certaine discipline budgétaire et vous avez fait que vous-même vous lui dites oui, Jean-Louis Borloo lui dit oui, vous êtes en train de reconstituer un front UMP – centre, alors que l’on pensait que vous hésitiez avec le parti socialiste. »

FRANÇOIS BAYROU : « Est-ce que vous pourriez une seconde – je vois que vous-même vous souriez – est-ce que l’on pourrait une seconde avoir, sur ces affaires très importantes, une approche qui ne soit pas une approche simplement, bêtement électorale et politicienne ? »

RMC : « Est-ce que c’est le parti socialiste à votre avis ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Non, laissez moi dire ce que je pense. Je me bats sur cette idée d’inscription dans la Constitution de l’interdiction des déficits en période de croissance, je me bats depuis 10 ans. Ça a été une des propositions les plus importantes que j’ai faites lors de la campagne électorale de 2007. »

RMC : « C’est vrai. »

FRANÇOIS BAYROU : « Et donc, la moindre des choses, si on a un peu de sérieux, cohérence, si on veut essayer d’avoir une ligne politique au travers du temps, une ligne de vie, la moindre des choses, c’est que je vote quelque chose qui va dans ce sens là, même si ce n’est pas exactement ce que j’aurais souhaité et voulu. »

RMC : « Avouez quand même que c’est habile pour Nicolas Sarkozy. »

FRANÇOIS BAYROU : « Ça n’a aucune importance, vous comprenez ça ? »

RMC : « Vous êtes sûr ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Ça n’a aucune importance. »

RMC : « Que vous votiez oui, ça n’a aucune importance, ce qui important, c’est le fond de la proposition ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Ce qui est important, c’est que la France fasse un pas vers quelque chose qui est essentiel pour son avenir, de dire :  »écoutez, on ne va pas continuer comme ça, à creuser le déficit, parce qu’en creusant le déficit, on creuse notre situation, on met en péril la situation du pays ». Et donc, le moins que l’on puisse faire, droite, centre, gauche, ça n’a aucune importance, le moins que l’on puisse faire, c’est de dire :  »nous allons tous ensemble, adopter une ligne sérieuse » et si je ne faisais pas ça, je serai vraiment en contradiction avec tous les engagements de ma vie. »

RMC : « Alors, FRANÇOIS BAYROU, j’en profite pour vous avoir, parce qu’on arrive pas à avoir une réponse claire de la part des représentants du gouvernement sur ce plan d’aide à la Grèce. Tout le monde sait que contrairement au plan précédent, ce n’est pas seulement des garanties, mais il y a des abandons de créance. Le gouvernement a avoué, j’utilise ce mot  »avoué » volontairement, que ça allait quand même coûter quinze milliards de dettes à la France. On nous explique, la Commission Européenne est complice, que ce ne sont pas des déficits, que ça va pas aggraver la facture, que les Français, finalement, ne paierons rien, circulez, il n’y a rien à voir. Moi, je suis convaincu que ça va nous coûter quelque chose. D’ailleurs, la loi de finance qui est en préparation pour la rentrée va tenir compte de ce coût. Est-ce que vous pouvez nous éclairer un peu ? Ça va coûter combien aux Français, ce plan d’aide à la Grèce ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Vous avez dit que j’avais rencontré Nicolas Sarkozy lundi. Le sujet de l’entretien que je lui avais demandé, c’est ça. Je trouve que les choix qui ont été faits pour le plan d’aide à la Grèce, que l’on a présenté comme un succès ou une avancée, ne sont pas les bons choix. Je trouve que c’est inquiétant pour l’avenir, parce qu’il n’est pas normal de demander aux Français de s’endetter ou d’aggraver leur déficit pour la situation grecque. C’est à l’Union Européenne de prendre ses responsabilités. Ce qui est incroyable dans cette affaire, c’est que nous avons bâti l’euro, nous avons bâti la zone euro, que la zone euro n’a aucun endettement, que la BCE est à l’abri de ses décisions, enfin presque à l’abri, pas entièrement; mais je trouve que l’on aurait dû demander à la zone euro en tant que telle, aux institutions de l’euro en tant que telles, d’apporter de l’aide à la Grèce. La Banque Centrale Américaine, comme vous le savez, elle fait ça pour des milliers de milliards, d’ailleurs trop. »

RMC : « Oui, mais attention… D’abord, c’est intéressant ce que vous dites, c’est à dire que ce n’est pas aux Français de supporter mais à l’Europe comme tout, en plus elle n’est pas endettée donc c’était facile pour elle… »

FRANÇOIS BAYROU : « J’ai pris une image devant le Président de la République. Je lui ai dit :  »quand des agriculteurs font une coopérative agricole et que l’un d’entre eux se trouve en difficulté, on va pas demander aux autres de s’endetter pour celui qui est en difficulté, c’est la coopérative agricole qui repousse des échéances ou bien qui va à la banque, qui va apporter sa garantie à la banque, au nom de la coopérative et non pas des autres agriculteurs. Eh bien c’est exactement la même chose : l’Europe devrait avoir une démarche coopérative. » »

RMC : « Alors le problème c’est que l’Europe n’est pas forcément politique, donc l’endettement au niveau européen ça fait peur à certains États-membres, notamment aux Allemands. Mais une question quand même, parce que c’est bien gentil ce que vous dites, mais les États-Unis ont fait ça, l’État fédéral s’est endetté, et aujourd’hui, on arrive là aussi à des limites… »

FRANÇOIS BAYROU : « Mais parce qu’ils se sont trop endettés. Les États-Unis vivent depuis des années une situation qui est exactement la situation française, c’est à dire qu’ils vivent en même temps un déficit du commerce extérieur – le pays perd ses ressources parce qu’ils achètent plus qu’ils ne vendent – et un déficit budgétaire pour essayer cependant de garder un niveau de vie. Eh bien, je trouve que la France devrait faire attention, aurait dû faire attention depuis des années et devrait faire extrêmement attention pour son avenir parce que ceci va nous placer dans une situation périlleuse et chacun de ceux qui écoutent se souvient, d’une part qu’on a eu un débat sur ce sujet en 2007 dans lequel j’ai proposé aux Français des choses qui sont des choses sérieuses; et voient aujourd’hui le développement, cette vague qui avance et qui menace des choses très précieuses, chères à notre pays. »

RMC : « Cette contre-vague de la dette des États. Mais justement si vous étiez président en 2012, qu’est-ce que vous proposez, que ce que vous promettez aux Français : de la sueur, des larmes et du sang ? »

FRANÇOIS BAYROU : L’expression :  »sueur, larmes et sang » est une expression fausse. Je sais bien qu’elle est souvent utilisée, c’est l’expression de Churchill pendant la guerre. Ici il n’y a pas de sang, il n’y a pas de larmes, parce que heureusement tout le monde est vivant et on est en paix. »

RMC : « Il y aura des efforts à faire ! »

FRANÇOIS BAYROU : « Il y aura des efforts à faire et c’est la meilleure nouvelle qu’on puisse trouver. »

RMC : « Quels efforts, alors ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Je dirai exactement d’ici la rentrée lesquels. Ce que je crois, moi, de nécessaire – je ne dis pas que j’ai toutes les solutions entre les mains – mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle. C’est une bonne nouvelle, parce qu’il faut qu’on s’en sorte ! »

RMC : « Vous êtes le seul à dire ça, François Bayrou. »

FRANÇOIS BAYROU : « Eh bien oui, je suis le seul à dire cela et c’est exactement pour ça que dans ce débat auquel je tiens, dans les décisions qu’il faudra prendre, je défendrai quelque chose qui aidera la France et pas qui pénalisera la France. Pour l’instant, on augmente constamment le poids que l’on a sur les épaules. »

RMC : « Et vous voulez tenir le discours de la vérité aux Français, on l’a bien compris. »

FRANÇOIS BAYROU : « Oui. »

RMC : « Alors, dans quelques instants, on va parler nous, de choses très très concrètes. Je vais vous faire réagir, tiens, à plusieurs des sujets qui ont fait l’actualité de l’antenne depuis ce matin, des propositions, par exemple, d’un député UMP, de censurer les groupes de rap qui tiennent des propos injurieux, on va y revenir dans un instant, ou encore la proposition de la CGT d’offrir des chèques vacances aux chômeurs. RMC, il est 8h43. »

RMC : « Serez-vous candidat à la présidentielle ? »

FRANÇOIS BAYROU : « Quand le temps sera venu de faire des annonces de cet ordre, je vous promets de venir chez vous. »

RMC : « Alors, j’ai promis à ceux qui nous écoutent sur les questions concrètes qui passionnent les Français ce matin. Alors, première question, cette proposition d’un député UMP, on en a parlé, on l’a eu même au téléphone ce matin, il s’agit de Michel Raison, député-maire de Luxeuil les Bains, en Haute-Saône. Voilà la question écrite qu’il a formulée au gouvernement, qui a été publiée au J.O. Hier. Il demande :  »quelles mesures ont été prises pour censurer les chansons incitant à la haine et écrites par certains groupes de musique rap issus de l’immigration ? », je cite.

FRANÇOIS BAYROU : « Ça sera la deuxième question, ça sera pas la première, pare qu’on va changer l’ordre, on va essayer de dire des choses que ceux qui vous écoutent trouvent essentielles. »

RMC: « Qu’est-ce que vous voulez dire ? »

FRANÇOIS BAYROU: « Ce matin, ont été publiés les chiffres du chômage. »

RMC: « On va y venir. »

FRANÇOIS BAYROU: « Non, non, commençons par ça si vous voulez bien. 33600 chômeurs de plus. Cela mérite que l’on s’arrête. C’est une manière de faire que ceux qui nous écoutent choisissent avec nous de s’occuper de l’essentiel et pas de ce qui est un peu accessoire. Pour le deuxième mois consécutif alors que l’on nous disait que ça allait mieux, qu’on était en train de sortir de la crise, qu’on allait en sortir pour le deuxième mois consécutif, le chiffre du chômage suit tous les autres chiffres qui montrent que la production française, production industrielle, production agricole, les services tout cela est pour l’instant en situation de profonde crise. Ça c’est la question. Si on n’est pas un pays qui peut ressaisir ses forces, pour aller dans le sens de reconstruire notre production, il n’y a aucune chance, ni qu’on donne de chèques-vacances, ni qu’on améliore la situation des familles, aucune chance, et donc selon moi c’est ces sujets-là que l’on doit mettre au premier plan… »

RMC: « Cela fait trente ans que la lasse politique française nous promet de remettre le thème de l’emploi au premier plan. »

FRANÇOIS BAYROU: « Vous avez sans doute raison mais la classe politique française s’est beaucoup trompée. C’est une raison de plus changer la démarche et l’approche de la classe politique ce qui est le combat que je mène et que je mènerai. »

RMC: « Concrètement, quel combat mèneriez-vous contre le chômage et pour l’emploi ? »

FRANÇOIS BAYROU: « Le combat n’est pas à mener en créant des emplois artificiellement… »

RMC « Comme le parti socialiste. »

FRANÇOIS BAYROU: « …oui tout cela n’a aucune chance d’être respecté. Les promesses ne sont pas respectées si l’on ne reconstruit pas un pays productif. »

RMC: « Comment faites-vous ? »

FRANÇOIS BAYROU: « C’est naturellement une action qui exige beaucoup beaucoup de choses. Il y a pour moi une certitude, c’est que l’on a abandonné beaucoup trop de secteurs de production. Il y a des choses qui marchent formidablement bien en France, l’aviation ça marche très bien, la pharmacie ça marche très bien, tout le reste y compris les choses de la vie de tous les jours, l’électroménager, le textile a été abandonné, et donc cela, les Allemands ont choisi la stratégie inverse, ils ont choisi de rester sur tous les secteurs, la question qui va se poser c’est comment on reconquiert les secteurs abandonnés.

RMC: « Vous pensez qu’il ne faut pas abandonner les secteurs…c’est vrai que la roue tourne, et qu’il faut peut-être investir sur d’autres technologies, le soleil…? »

FRANÇOIS BAYROU: « Je pense exactement ça, je pense qu’il n’y a aucun secteur de la vie de tous les jours, de la consommation, de ce que nous trouvons dans les magasins qui doivent être abandonnés. Je pense au contraire qu’il faut pour le pays les reconquérir. »

RMC: « Mais il faut faire quoi, du protectionnisme ? »

FRANÇOIS BAYROU: « Non sûrement pas, le protectionnisme est un mensonge il se trompe toujours, il faut être meilleur que les autres en se servant des atouts de notre pays qui existent et qui sont nombreux. Et j’ai voulu mettre ça en première question, parce que ça, ça va être le premier sujet si on est sérieux de la campagne électorale qui vient et ça nécessite beaucoup de changements, beaucoup de changements dans notre économie, beaucoup de changements dans la politique française, voilà le sujet que je voulais traiter. »

RMC: « Ensuite deux autres questions qui sont des questions qui font quand même débat ce matin, c’est, un, la proposition de la CGT d’offrir parce qu’on a eu des précisions ce matin c’est pas seulement de donner des chèques-vacances aux chômeurs parce que ça existe déjà, il y a les caisses d’allocations familiales, mais c’est de leur faire un prix plus bas sur les chèques-vacances parce que nous disent-ils un chômeur est de plus en plus stressé parce que la recherche d’emplois est de plus en plus difficile. »

FRANÇOIS BAYROU: « Oui, c’est sûrement vrai et sûrement bien attentionné mais si dans un pays vous posez seulement la question du dépenser plus sans poser la question du faire rentrer plus de ressources pour soutenir ces dépenses alors vous racontez des histoires aux gens et moi je pense que moins on fera de promesses dans les temps qui viennent, et plus on sera en phase avec ce que le pays doit traverser et donc moi en tout cas je ne m’inscrirai pas dans le concours des promesses qui est je crois excessif. D’ailleurs on le voit dans le débat, on est en train d’avoir à chaque instant, vos journaux ouvrent sur les comptes, le chômage, et par ailleurs il y a une vie politique qui fait promesses sur promesses. Ça n’ira pas. Et il faut que nous soyons tous là je crois pour dire « ne continuez pas de cette manière, vous êtes en train de nous enfoncer » donc je pense qu’il faut une démarche qui change avec les démarches que l’on a connues hélas trop souvent dans les élections. »

RMC: « Alors une réponse à cette proposition de vote collègue UMP et non pas MoDem évidemment Michel Raison député-maire de Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône qui demande au gouvernement de censurer les groupes de rap qui profèrent des propos soit racistes soit machistes, des groupes de rap dit-il issus de l’immigration, je cite entre guillemets »

FRANÇOIS BAYROU: « Oui, vous voyez bien cette obsession qui vise à faire de l’immigration le sujet essentiel de toutes les disputes, de tous les affrontements, de toutes les passions, et je sais bien qu’il y a des secteurs, des quartiers, des villes où rien n’est facile parce qu’il y a des déséquilibres de population, chaque fois qu’il y a des déséquilibres il y a des difficultés. Cependant cette obsession là est une obsession qui amène la France à des difficultés aggravées parce que dans un pays quand tout un peuple a des problèmes à résoudre ensemble, ensemble !, si vous dressez une partie de la population contre l’autre, ou si vous jetez de l’huile sur le feu, évidemment vous vous trouvez avec des problèmes aggravés. »

RMC: « Alors vous avez vu Nicolas Sarkozy lundi et puis je sais pas s’ils vous ont entendu parce que finalement ils ont peur que vous vous ralliez au camp de la droite, je ne sais pas si vous avez entendu Ségolène Royal et Manuel Valls qui appellent à des rassemblements bien au-delà de la gauche, qui incluent évidemment le MoDem de François Bayrou mais également les Gaullistes sociaux. »

FRANÇOIS BAYROU: « Vous voyez que c’est exactement le même sujet que je traitais devant vous à l’instant. Il y a au fond deux positions: il y a ceux qui disent la vie politique française ça va très bien comme ça, c’est gauche contre droite et puis ça continuera aussi longtemps que les temps dureront et quand les uns perdront le pouvoir les autres gagneront le pouvoir, vase communiquant d’un bord à l’autre; il se trouve que je pense que ça ne peut pas aller comme ça et que de plus en plus de gens adoptent la même position et disent non ça ne pourra pas marcher de cette manière -là et disent on sera obligé de faire bouger les frontières et on sera obligé d’avoir des majorités qui ne ressemblent pas aux majorités que l’on avait jusqu’à maintenant. Ça c’est la première affirmation et donc Manuel Valls dit par exemple des choses que je trouve justes et d’autres les pensent sans les dire. Mais il faut ajouter une deuxième chose: changer et faire bouger les lignes c’est indispensable mais pour quoi faire ? Et c’est ça la question. Parce qu’il se trouve que dans le camp de la gauche comme dans le camp de la droite, il y a des gens qui n’ont pas la même idée de l’avenir, par exemple vous avez cité une phrase que je trouve très juste, ceux qui disent « il faut fermer les frontières »; il y en a à gauche, très à gauche, il y en a à droite, très à droite. Ceux-là, ça c’est un débat essentiel… »

RMC: « Quelle phrase vous trouvez très juste ? »

FRANÇOIS BAYROU: « De dire que le protectionnisme va être un sujet, une question, c’est ce que vous avez indiqué. »

RMC: « Ce n’est pas ce que vous pensez. »

FRANÇOIS BAYROU: « Si, je pense que ça va être une question et que c’est un très grand risque. Je pense que c’est un très grand risque, parce que chaque fois que ça a été fait, il n’y a qu’à regarder l’Union Soviétique par exemple, chaque fois que cela a été fait, ça a fait des drames et donc la seule voie qu’il faille adopter, c’est celle qui a été suivie par de grands pays par exemple par l’Allemagne et qui a dit « Et bien nous, nous allons nous inscrire comme des champions dans les échanges mondiaux comme ils existent. Nous avons tous les moyens, un grand pays comme le notre, avec des équipements, avec des chercheurs, nous avons tous les moyens d’être les premiers dans la compétition et on avance plus lorsque l’on choisit de relever les défis comme ils se présentent que quand au contraire on choisit de les supprimer, parce que personne n’y arrivera. » »

RMC: « Alors votre côte de popularité est à 42 pour cent, la sienne est à 48 pour cent, vous l’avez reconnu c’est Jean-Louis Borloo, vous dites à peu près la même chose, vous êtes au centre de l’échiquier, vous voulez faire bouger les lignes, pourquoi est-ce que vous ne vous entendriez pas ? »

FRANÇOIS BAYROU: « Nous ne disons pas du tout la même chose. Ce que je dis là ce n’est absolument pas la position choisie par d’autres. Pourquoi ? Parce que eux ils ont choisi de s’inscrire dans la majorité, ils ont été les principaux soutiens de tout ce qui a été fait depuis des années… »

RMC: « Vous allez voter la réforme de Sarkozy, je pensais que vous aussi vous étiez potentiellement… »

FRANÇOIS BAYROU: « Non, non, vous voulez bien que l’on essaye de dire des choses sérieuses et pas du bla-bla habituel ? Je voterai chaque fois que ça me paraîtra être du bon sens. Quand c’était le bouclier fiscal je votais contre et eux votaient pour, quand c’était un certain nombre d’injustices sociales et fiscales, je votais contre et eux votaient pour, chaque fois qu’il y a eu des dérives dans les affaires ces dernières années, j’ai été contre et eux étaient pour, ils voulaient même devenir premier Ministre tellement ils aimaient Nicolas Sarkozy, vous voyez que ce n’est pas du tout la même attitude. Un responsable politique, qu’est-ce que les gens demandent ? Ils demandent: un, qu’il dise la vérité, et deux, qu’il ait une ligne politique et qu’il la garde, qu’il soit cohérent au travers du temps et cette cohérence là c’est la différence qui permet de faire le tri entre des attitudes politiques. »

RMC: « Petite question, vous avez un nouvel adhérent depuis le 12 juillet dernier, je ne sais pas si vous êtes au courant, il s’est inscrit au MoDem, il s’appelle Maxime Brumerie… »

FRANÇOIS BAYROU: « Et bien j’ai entendu ça ce matin alors je vais vous dire une chose très simple, au MoDem, au Mouvement Démocrate, on n’entre pas comme dans un moulin. On peut aller sur le site, demander une adhésion mais cette adhésion naturellement elle est soumise à l’approbation, on fait une petite enquête sur les gens qui viennent. Les déséquilibrés n’ont pas de place chez nous. »

RMC: « Vous refusez son adhésion au MoDem. Des questions politiquement concrètes. On va aller dans votre département de prédilection pour voir si vous connaissez évidemment bien le Béarn, l’est, mais est-ce que vous connaissez bien l’ouest, il y a des festivals et c’est les fêtes traditionnelles de Bayonne, petit quiz, trois questions sur les fêtes de Bayonne, d’abord comme s’appellent les cérémonies qui déclarent ouvertes les fêtes de Bayonne ? »

FRANÇOIS BAYROU: « Non je ne vais pas faire de quiz, depuis très très longtemps j’ai refusé les quiz donc on va… »

RMC: « Un festaye, vous savez ce que c’est un festaye quand même ? »

FRANÇOIS BAYROU: « Je sais ce que c’est un festaye, je vous signale d’ailleurs qu’un festaye ce n’est pas le nom basque c’est le nom béarnais. C’est le nom gascon, c’est le participant aux fêtes. »

RMC: « Et le paquito ? »

FRANÇOIS BAYROU: « C’est aussi quelque chose qui a avoir avec l’élevage bovin. »

RMC: « C’est aussi une danse traditionnelle des fêtes où les gens sont assis par terre les uns derrière les autres. C’était François Bayrou. »

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Union Européenne : « Ayons au moins le courage d’assumer toutes les conséquences du nucléaire »

Posté par auplaisirdesyeux le 23 juillet 2011

bennahmias2.jpg 

Jean-Luc Bennahmias, député européen et responsable des questions de société au sein du Shadow cabinet, a réagi à propos de la directive adoptée mardi 19 juillet sur la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs qui permet l’exportation de ces déchets vers les pays tiers. « Pour les Etats de l’Union Européenne, tout s’achète et tout se vend ! » s’est-il exclamé.

« Les déchets nucléaires pourront être exportés à l’extérieur de l’UE ! Même encadrée, cette possibilité va à l’encontre des hautes ambitions environnementales, de sécurité et sanitaires affichées par l’Union. Alors que les déchets radioactifs et le combustible usé prolifèrent – plus de 40 000 m3 au total seraient produits chaque année en Europe -, il n’existe toujours pas, pour le moment, de solution proprement définitive pour traiter ces déchets dangereux dont la durée de vie s’étend sur plusieurs dizaines – voire des centaines – d’années !

Permettre l’exportation vers des pays tiers, alors que nous sommes nous-mêmes loin de maitriser le processus de traitement de ces déchets, est une aberration. Nous ne faisons que déplacer le problème et le risque vers les autres. Plus nous permettons à ces déchets de circuler, plus nous créons de l’insécurité et courons le risque de perdre définitivement leur trace ! Bonjour le niveau de responsabilité ! Si des conditions strictes existent sur le papier, les Etats membres font ici preuve d’un flagrant délit de lâcheté.

En juin, le Parlement européen avait pourtant su rejeter à la majorité la possibilité d’exportation pour le traitement définitif des déchets. La position du Parlement constituait déjà un compromis, que les Etats membres ont choisi d’ignorer en choisissant la solution la plus risquée et la moins écologiquement responsable. Le nucléaire est un choix dangereux : ayons au moins le courage d’en assumer toutes les conséquences. »

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Propos d’Éva Joly : « Elle se trompe de symbole »

Posté par auplaisirdesyeux le 16 juillet 2011

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Olivier Henno, responsable de la Sécurité au sein du Shadow cabinet, a réagi vendredi 15 juillet à la proposition d’Eva Joly consistant à remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un défilé citoyen.

« Ce défilé, commémorant celui du 14 juillet 1790, n’est pas un défilé militariste mais une référence à l’histoire. Cette référence est celle à la Fête de la fédération, fête qui vît le Roi prêter serment à la Nation et à la Loi. La fête Nationale française n’est pas une référence à un événement militaire, mais une référence à une soumission du pouvoir à la loi.

S’il s’agissait d’ouvrir le défilé à certains corps de la fonction publique, chose déjà faite avec la police ou les pompiers, certaines propositions pourraient être plus judicieuses. Les défilés de jeunesse réveillent des images sombres. »

Olivier Henno

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« Les Sénateurs du Mouvement Démocrate refusent la prime exceptionnelle »

Posté par auplaisirdesyeux le 9 juillet 2011

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Jacqueline Gourault, sénatrice du Mouvement Démocrate et membre du Shadow cabinet, a qualifiée la prime exceptionnelle versée aux sénateurs de « déconnectée de la réalité et du quotidien des Français », et ce « dans un contexte de crise économique et financière »

Le 6 juillet dernier, le Sénat a décidé d’attribuer 3.531,61 euros aux sénateurs, somme correspondant « à un rattrapage exceptionnel sur un complément d’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) » versé en une seule fois fin juin.

« Dans un contexte de crise économique et financière, a déclaré Jacqueline Gourault, à l’heure où chaque citoyen est mis à contribution pour réduire la dette de la France, les sénateurs du Mouvement Démocrate ne peuvent accepter une telle mesure qui semble déconnectée de la réalité et du quotidien des Français ».

« A l’heure où nos finances publiques sont exsangues et que nous demandons chaque jour des sacrifices aux Français, les parlementaires ne peuvent donner le sentiment qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes la sobriété dont l’Etat a besoin », a fait remarqué la sénatrice.

« Les sénateurs du Mouvement Démocrate, appellent donc le bureau du Sénat à retirer cette prime, et quoi qu’il arrive, refuseront de la percevoir si elle devait être maintenue », a-t-elle conclue.

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